Ballades et sorties·Nature et environnement

Le salon Vivre nature 2019 à Toulouse

Un peu par hasard, alors que je faisais mes courses dans mon magasin bio habituel, je suis tombée sur une « invitation » (un flyer en fait) pour le salon Vivre nature. Vu que l’entrée était gratuite sur simple présentation de ce bout de papier, je me suis dit « pourquoi pas ? » Je m’attendais vraiment à un salon qui allait traiter de plantes, de jardinage, d’environnement, d’écologie, de bio, de vegan, de zéro-déchet… C’est vraiment ce que j’avais en tête pour ce salon du bio à Toulouse. Je savais qu’il aurait lieu dans le petit hall au fond du parc des expositions, donc je ne m’attendais pas à quelque chose d’extraordinaire mais j’ai parfois eu des bonnes surprises dans le passé.

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J’y suis allé le dimanche après-midi, seule (je pense vraiment qu’avoir eu de la compagnie aurait mis plus de gaieté à ma visite, mais les choses se sont faites comme ça). J’ai été très surprise de voir le monde que ce salon rassemblait ! Un dimanche après-midi avec de la cohue, certes, mais on pouvait quand même circuler dans les allées. D’un certain côté, ce salon mérite d’être connu et ce serait fantastique s’il pouvait s’agrandir. Un espace librairie plus grand, des espaces de conférences plus agréables, des lieux de restauration plus spacieux, un meilleur éclairage… voilà ce qu’il faudrait améliorer dès l’édition prochaine pour le bien de tous ! Vivre nature est tout de même bien organisé : toutes les personnes avec qui j’ai pu échangé étaient très sympathiques, les stands de la même catégorie sont un près tous rassemblés (compléments alimentaires d’un côté, produits de beauté de l’autre, vins bios ici, associations de protection de l’environnement là-bas…). Vous commencez à connaître mon amour pour les lieux, musées ou autres événements bien « rangés » : là, j’étais donc comblée.

Côté conférence… j’avais regardé le programme au préalable et je savais très bien que cette partie n’était pas pour moi. Il y avait certaines choses très spécifiques et d’autres carrément ésotériques. C’est ça qui m’a le plus dérangée. On trouve pas mal de trucs… hors du commun dans ce salon et honnêtement ce n’est pas ma tasse de thé. Radiesthésisme, traiter les allergies par les pierres, parler aux anges… Les médecines alternatives et autres joyeusetés encore moins scientifiques, très peu pour moi. Et la moitié du salon y est consacré. Je ne vois pas vraiment en quoi ça participe à un mode de vie bio ou nature. A la limite, parle-moi du pouvoir des arbres ou du druidisme, mais les attrape-nigauds que j’ai pu croiser là-bas… Bref, vous avez compris mon avis.

Mais vu la gratuité et la bonne organisation, je me suis dit que je devais passer outre et me concentrer sur ce qui me plaisait. Après tout, il en faut pour tous les goûts. J’ai très vite délaissé les crèmes hydratantes à la bave d’escargot et autre produit miracle à base d’extrait de bidule… je voulais de la NATURE. J’ai testé des poufs, des hamacs, eu un petit cours sur la dynamisation de l’eau, acheté de l’huile essentielle, voulu acheté dix milles épices. J’ai surtout beaucoup beaucoup aimé rencontrer les différentes associations de protection de l’environnement et des animaux. J’ai appris plein de choses sur leurs actions et leurs moyens, j’ai eu des conversations très intéressantes avec eux. Jamais sans ce salon je n’aurai fait le pas d’aller vers ces assos par d’autres biais donc je suis ravie que Vivre nature m’ait permis cela. Rien que pour ça, ça valait le coup.

Un salon en demi-teinte donc, mais je pense le refaire l’an prochain car il y a des exposants très intéressants et passionnés que je ne recroise nulle part ailleurs. Et vous, vous allez dans ce genre de salon ? Lesquels ? Qu’est-ce que vous en pensez ?

Ballades et sorties·Boîte à bla

Paris, entre haine et amour

Je vais à Paris tous les ans, et tous les ans je me dis la même chose : j’adore cette ville, elle me passionne mais je ne pourrais pas y vivre. Je ne vais pas du tout aborder le fait que tout est un peu plus cher à Paris – les logements ! Car ce n’est pas, au fond, le sujet de mon article. A chaque fois, je me dis : « Je vivrai bien ici, quelques semaines, voire quelques mois, mais pas plus. » Assez en fait pour me gaver de Paris, le Paris touristique, insolite, gourmand, culturel, pour en bouffer à chaque repas de l’Île-de-France (car je suis du genre à ne pas rester à Paris intramuros). Et repartir pour ne pas me laisser entraîner par ce que je déteste le plus dans la ville.

Je ne suis pas étonnée de savoir que notre capitale est l’un des premiers lieux du tourisme au monde. C’est compréhensible, et moi-même j’ai succombé aux charmes de la Tour Eiffel, de Montmartre… Une ville avec des musées aussi célèbres que divers, une ville avec une activité différente à faire chaque soir pendant une année. Que vous vouliez remonter le temps à Versailles, rencontrer les plus grands artistes toutes générations confondues à travers leurs œuvres, aller voir l’art s’incarner au théâtre, courir dans la forêt du Bois de Vincennes, passer du bon temps en famille à la Cité de la Science, au Jardin des Plantes, à Disneyland, admirer tous ces monuments… Chaque jour est une fête à Paris, quand on est un touriste avec quelques billets en poche. Les jeunes ont beaucoup de chance car pour eux les musées sont gratuits, mais il y a plein d’alternatives : des lieux gratuits le temps d’une journée, des endroits à visiter gratuitement. J’adore ce Paris-là, qui m’en met plein les yeux, qui revêt ses plus beaux atouts pour moi.

Je ne suis pas objective car pour moi c’est aussi l’occasion de revoir des amis qui me sont chers, j’ai la chance d’avoir un pied-à-terre fantastique là-bas, et j’y vais pour des événements que j’aime beaucoup (salons du livre notamment). Mais malgré tout ça, il arrive que Paris me rebute. Par moment, oui, je hais Paris.

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Paris, c’est comme toutes les capitales. Une ville au rythme effrénée, où tout le monde galère pour rejoindre son travail, où les passants se bousculent, où les voitures klaxonnent, où les touristes s’arrêtent sans prévenir en plein milieu du trottoir, où on fume parce qu’on est stressé… Je dois avouer qu’en terme de détritus, j’ai trouvé Paris très propre, c’est vrai. Mais c’est un peu près tout. A Toulouse, où je vis, l’hyper centre-ville est très piétonisé, les cyclistes sont très nombreux et ont de très nombreuses voies cyclables à leur disposition (jamais je ne prendrais jamais le risque de faire du vélo à Paris), les trottoirs sont aussi larges mais avec moitié moins de monde. Et honnêtement, il y a moins de voitures aussi. Tandis qu’à Paris… quelle effervescence ! Il existe bien sûr quelques havres de paix, des quartiers essentiellement résidentielles où c’est plus calme. Mais dès qu’on s’approche des grands axes, ça grouille de partout, ça pousse, ça coupe la route… Merci pour la pollution à tous les étages.

A Toulouse, j’ai l’impression – mais je suis très loin d’être objective – que les gens prennent plus le temps, sont plus détendus… et surtout moins râleurs, moins impolis ! Dites surtout pas « merci » ou « pardon » les Parisiens ! C’est quand même dingue cette façon de vivre sans faire attention aux autres ! Heureusement, ce n’est pas la règle pour tous.

Paris, entre haine et amour. Je préfère retenir ses trésors cachés. Définitivement, je préfère Paris aux Parisiens. (Désolée!)

Ballades et sorties

La Maison Victor Hugo à Paris

(Article publié sur mes deux blogs)

La toute première fois que je suis allée à Paris, ma meilleure amie m’a fait la surprise de m’emmener voir la Maison de Victor Hugo. C’est en réalité juste des reconstitutions de ses lieux d’habitation dans un appartement qu’il a réellement occupé place des Vosges.

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Victor et moi, c’est une longue histoire. Je dois dire que j’ai une certaine fascination pour cet homme, un vrai génie de son temps, adulé d’ailleurs à son époque et encore terriblement populaire dans le monde (Fantine et Cosette, Jean Valjean, Gavroche, les héros des Misérables sont connus partout). Je dis fascination et non pas amour car je ne sais pas encore si j’aime ou n’aime pas Victor Hugo : il était, ma foi, assez égoïste. Pendant des dizaines d’années, il a eu une maîtresse qui le suivit lorsqu’il a été proscrit, bani de France par Napoléon, sans compter ses centaines autres aventures, qu’il notait de façon codée, en espagnol, dans son journal. Un vrai coureur de jupons le Vivi, qui avait aussi un gros melon. Il avait des idées politiques fortes et les affirmait quitte à se mettre en scène à Guernesey pour des photos sur le rocher des proscrits par exemple. Fou de sa dernière fille morte très jeune, il en a négligé la première qui n’a pas très bien tournée… Sa vie est vraiment une aventure. Il a nourri des enfants pauvres à Guernesey, il a écrit des œuvres incroyables, il dessinait sacrément bien, il a été un grand-père aimant, il s’est battu contre la misère et la peine de mort… Honnêtement, intéressez-vous à sa vie, c’est juste incroyable !

J’écris à mes heures perdues, et il se trouve que mon dernier roman que je traîne depuis plusieurs années, celui qui me tient le plus à cœur parle de lui. Plus précisément, de sa vie à Hauteville House, sa maison de Guernesey, alors qu’il finissait d’écrire Les Misérables. Je me sens lié à lui et à ses lieux de vie. C’est donc avec beaucoup de ravissement que j’ai (re)visité sa « maison » à Paris.

1004017-victor_hugoLe hall est petit, au rez-de-chaussée, il y a juste de quoi caser l’accueil/billetterie, le vestiaire, un coin boutique et des toilettes. L’entrée est gratuite, sauf bien sûr si vous souhaitez un audio-guide ou visiter en plus l’exposition temporaire. Au deuxième étage, vous entrerez donc dans ces pièces qui l’ont vues vivre. Les fenêtres donnent sur la place des Vosges. Le parquet grince sous vos pas alors que vous découvrez le portrait de sa femme Adèle, de son amante Juliette, ou encore de sa si précieuse fille Léopoldine. On peut découvrir le décor type asiatique qu’il avait inventé (c’était un sacré décorateur d’intérieur, un brin mégalomane), le lit où il est mort, les meubles qui lui ont appartenu, certains brouillons… Parfait pour découvrir le bonhomme pour ceux qui ne le connaissent pas, idéal aussi pour les passionnés et les incollables.

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En ce mois de mars 2019, il y avait également une exposition particulière sur Hauteville House, la fameuse maison de Guernesey que Hugo a occupé très très longtemps. Il l’a entièrement décoré, d’une façon un peu extravagante, insérant ses initiales un peu partout. En plus des miroirs omniprésent, l’auteur a fait construire un look-out, une sorte de verrière dans laquelle il pouvait écrire face à la mer. La nature sauvage, l’océan Atlantique sont indissociables du lieu. J’ai réellement une passion pour cette maison qui vient justement d’être restaurée et je souhaite vraiment la visiter un jour. En attendant, cette expo m’a comblée. Elle n’est pas bien grande mais on y retrouve des photos d’époque de la maison – ces photos m’ont beaucoup servies lors de la rédaction de mon roman donc les voir en vrai… ça m’a vraiment fait quelque chose. C’est organisé comme une visite de chaque pièce de la maison, avec des infos, des photos, des objets, des plans et idées jetés au brouillon par Hugo. Dans la dernière pièce, des artistes de notre époque, photographes ou peintres, ont eux-même immortalisés la maison – et c’est sublime.

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Bref, c’est un de mes lieux préférés de Paris mais je ne suis pas objective ! Si vous êtes intéressé par la littérature, si vous êtes curieux d’en savoir plus sur la vie extraordinaire de ce bonhomme, je ne peux que vous encourager à y jeter un œil. Rappelez-vous que ça ne vous prendra vraiment pas longtemps, et c’est gratuit pour tous : une vraie bonne raison de se laisser tenter !

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Le Musée de l’Orangerie

Quand j’ai l’occasion de me rendre à Paris, j’adore faire ma touriste. C’est toujours avec beaucoup de bonheur que je parcoure les rues, que j’observe les monuments, que je visite les musées. Et j’ai mes lieux préférés – même si je suis loin de tout connaître : le parc Monceau, observer la tour Eiffel la nuit, la maison Victor Hugo (mon chouchou)… Et surtout, le musée de l’Orangerie !

J’aime tout dans ce musée !

1) Son emplacement : dans le jardin des Tuileries, c’est idéal au cours d’une ballade pour voir la Seine, le Louvre et sa pyramide, la place de la Concorde, le Grand Palais, les Champs-Élysées pas loin, le musée d’Orsay de l’autre côté de la Seine, le Pont des Arts. Il est sacrément bien placé ce musée !

2) Le lieu : l’Orangerie s’appelle ainsi car à ses débuts, le bâtiment servait à accueillir pendant l’hiver les orangers du Jardin des Tuileries. Puis son destin a changé au siècle dernier : ce lieu a eu pour but d’accueillir les artistes et leurs œuvres. Dans les années 2000, de gros travaux ont permis de supprimer les étages pour faire entrer la lumière directement et pleinement par les verrières du toit. Des salles lumineuses et bien aménagées qui permettent d’admirer les œuvres pas à pas, les déplacements y sont faciles, on ne se bouscule pas même en cas d’affluence. Les peintures sont placées logiquement : un mur, un artiste grosso modo. Après le sentiment de bazar et d’accumulation que le musée d’Orsay avait créé en moi, ça m’a fait sacrément du bien !

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3) Les collections au niveau -1 : j’ai adoré découvrir ces peintres. Je suis nulle en histoire de l’art, j’oublie tout, sauf quelques noms. Je sais juste que j’aime beaucoup l’impressionnisme. Donc je ne pourrais pas ici vous noyer sous des informations historiques… Juste quelques noms, des artistes qui m’ont beaucoup touchés : Modigliani, Cézanne, le Douanier Rousseau, Marie Laurencin, Picasso, Macke et Markc (l’expo temporaire que j’ai pu voir) Ce sont des petites collections. En une heure, un touriste peut en faire le tour.

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4) Les Nymphéas. C’est mon œuvre artistique préférée – si on oublie les œuvres littéraires, ma passion première. Monet a représenté dans cette œuvre gigantesque son bassin aux nymphéas, dans sa propriété à Giverny. Les reflets dans l’eau à différents moments de l’année, de la journée. Les saules pleureurs au-dessus de l’eau, les fleurs qui s’ouvrent le matin, les herbes qui flottent au fond du bassin, les nuages ou le bleu de la nuit qui se réfléchissent… J’observe toujours ces toiles avec beaucoup de sérénité. Je prends beaucoup de temps, observant chacune d’elles avec minutie. J’aime m’approcher pour voir les traits de peinture et m’éloigner pour voir le motif se dessiner sous mes yeux. Rien que pour les Nymphéas, je vais à Paris.

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5) L’accueil. J’y ai toujours été en visite libre, je n’ai pas utilisé d’audio-guide. Je tenais juste à souligner à quel point toutes les personnes travaillant au musée de l’Orangerie ont été sympathiques avec moi. Je me suis toujours sentie bien accueillie dans ce lieu – ça n’a pas été le cas partout à Paris ! Un musée à échelle humaine, c’est ça que j’aime.

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Voici cinq bonnes raisons pour faire de l’Orangerie un de vos incontournables parisiens !

Ballades et sorties

Voyage : visiter une ville différemment

Voyager est à mes yeux une des meilleures expériences humaines. Et je suis la première à jouer les vraies touristes en faisant tout ce qu’on attend de moi : visiter les musées, les châteaux, faire une ballade en petit train, en bus, en péniche, etc.

J’adore découvrir de nouvelles villes, en France ou à l’étranger, le temps d’un weekend ou d’une semaine. Au fil des années, j’ai mis au point des tactiques pour découvrir la ville d’un œil différent, que je mets en place dès que j’ai un peu de temps : très sincèrement, beaucoup de mes meilleurs souvenirs proviennent de ce genre de moment. Je souhaitais donc partager avec vous ces moyens de découvrir une ville différemment, sans rajouter des dépenses à votre budget initial – ça va vous prendre juste un peu de temps mais cela vaut le coup.

Touriste qui court

2014-01-24-runningUn des façons que je préfère ! Faire son footing pour découvrir la ville sous un angle différent. Bien sûr, cela implique d’être un peu sportif mais rien que trottiner un peu suffit déjà. À la limite, vous pouvez le faire en marche nordique, en vélo, en rollers, mais honnêtement, le ressenti est complètement différent. Courir en étant touriste vous oblige à quitter les grands axes habituels pour vous aventurer dans les parcs, les longues allées arborées. Souvent cela implique également de sortir en dehors des grandes heures d’influence pour éviter d’être bloqué par le foule. L’avantage, c’est que ce brin de sport délassera vos jambes qui en ont marre de piétiner dans le métro ou dans des musées, ça vous redonnera un coup de fouet et vous permettra de visiter un grand lieu sans traînasser et y abandonner une demi-journée. En une heure, on peut découvrir le bord de mer à la Rochelle ou la forêt de Vincennes… Il existe sur internet des idées d’itinéraires ou des listes avec les lieux privilégiés pour courir dans chaque ville. Personnellement, je fais ma tambouille maison selon ce qu’on m’aura conseiller sur les réseaux sociaux.

Touriste qui observe au petit matin

Un de mes souvenirs les plus émus de mon voyage à Venise, c’est ce matin où on s’est levé très très tôt avant de visiter le muséum. Avec ma meilleure amie, on s’était installées face au Grand Canal, la ville se réveillait à peine. Il faisait une fraîcheur délicieuse en ce mois d’août et on observait les bateaux de livraison : blanchisserie, fruits et légumes, courrier… Tout un monde qu’on ne soupçonnait même pas. Un vrai moment de calme. Je ne peux que vous conseiller de tenter d’expérience : un matin, levez-vous vraiment tôt, allez prendre votre petit-déjeuner dehors et observez. C’est un moment à part, un peu hors du temps.

Touriste artiste en herbe

240_f_92087594_at1f37erkr0jufupknoidmx89tfluyzuCe que je n’aime pas vraiment dans le tourisme, c’est la frénésie : il faut tout visiter, tout voir, tout détester. Je suis partisane d’un slow-tourisme où, même le temps d’un court séjour, on se laisse le temps de vivre. Prenez le temps, observez et ramenez avec vous votre vision de la ville. Il m’arrive, surtout quand je visite seule, de me poser quelques instants, dans la cafétéria d’un musée, dans un parc ou même dans le métro… Alors j’en profite pour écrire quelques mots : de la fiction, de la simple description, parfois mêmes des cartes postales un peu trop longues. Je prends le temps d’écrire et de décrire ce voyage, ce lieu que je découvre. L’inspiration vient facilement, quand à la qualité je m’en fiche un peu : c’est avant tout pour moi que j’écris, pour garder une trace.

Si vous n’êtes pas écrivain en herbe, vous pouvez par exemple dessiner ou peindre. Les amoureux de la photographie pourront faire quelques clichés, en prenant le temps, en dénichant des décors insolites, etc. Je ne parle pas de la simple photo-souvenir, vous m’aurez comprise.

9721Si vous pensez ne pas avoir assez de talent ou d’envie pour tout ça, je ne peux que vous proposer de tenir un journal de bord, un carnet de voyage : chaque jour, écrivez ce que vous avez fait, ce qui vous a vraiment marqué. Collez les tickets de caisse, de métro, les billets d’entrée, les dépliants, laissez de la place pour quelques photos quand vous les aurez développés. N’hésitez pas à gribouiller dedans quand vous vous ennuyez, marquez-y les infos que vous avez besoin de prendre en note. Ce carnet doit vivre car en feuilletant plus tard, il pourra vous permettre de revivre votre voyage.

Touriste qui suit les vrais artistes

graffiti-966463_960_720A défaut d’être un artiste soi-même, on peut tout à fait suivre les artistes. Visiter une ville au fil de ses graffitis, dénicher les statuts de tel sculpteur éparpillées dans la ville, traverser la ville en ayant pour but de voir toutes les façades gothiques, choisir les endroits préférés de tel peintre ou écrivain pour faire son itinéraire… Il y a de nombreuses façons pour découvrir une ville selon ses artistes et de nombreux guides ont été édités dans ce but.

Bien évidemment, ils existent mille autre façons de découvrir une ville : les guides de tourisme insolites fleurissent. Découvrir la ville de nuit, en hélicoptère, selon sa gastronomie, aller dans les sous-sols et les catacombes, utiliser un moyen de transport original… Ces options sont payantes, parfois très chères – et elles font très bien leur pub elles-mêmes, je ne voulais donc pas en rajouter plus.

J’espère cependant que vous aurez déniché une ou deux idées dans cet article pour votre prochain voyage. Ce sont des idées simples mais qui peuvent parfois radicalement changer votre vision d’une ville et vous créer de merveilleux souvenirs.

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La forêt de la Bouconne

Les Toulousains la connaissent bien, surtout s’ils ont grandi ici : la sortie scolaire ou avec le centre de loisirs à la forêt de Bouconne est une étape obligatoire pour tout enfant de la Ville rose. Située au Nord Ouest de Toulouse, à une vingtaine/trentaine de minutes en voiture (avec un itinéraire méga-facile), le forêt de Bouconne est un des poumons verts de la métropole toulousaine que je préfère. 2378 hectares de nature vous attendent pour prendre un bon bol d’air et de verdure.

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Beaucoup de chênes mais aussi pas mal de fougères, des tilleuls, des châtaigniers. En semaine, quand c’est très calme le matin, vous aurez peut-être l’occasion de croiser un lièvre ou un chevreuil. Un petit lac qui ne paie pas mine, des tables de piques-niques par-ci par-là, des parkings discrets mais nombreux – il y a de la place pour tout le monde. Mais ce que je préfère par dessus-tout, ce sont tous ces chemins de promenade, ces sentiers. Il y a vraiment pour tous les goûts et plusieurs randonnées sont même proposées et indiquées, allant jusqu’à dix kilomètres. Le chemin de Compostelle via le GR 653 passe même par là. Mais mon petit préféré bien sûr, c’est le parcours footing de 5 ou 10 km : pour l’instant, je ne connais pas assez bien la forêt pour gambader le nez en l’air en me fiant juste à mon sens de l’orientation, donc je suis les panneaux avec ce parcours guidé. Que c’est agréable de découvrir les bois en courant, le terrain est parfait pour renforcer ses chevilles sans se les fouler… On croise parfois du monde, surtout les dimanches ensoleillés, mais il n’est pas rare de rester seul au monde pendant plus de vingt minutes avec juste le chant des oiseaux pour compagnon.

La Bouconne possède aussi un sentier écologique que je conseille vraiment. Ça monte, ça descend, on traverse des ponts et régulièrement des panneaux nous informent de la faune et de la flore présentes ici : une super ballade à faire en famille. Il y a également un parcours sportif avec 20 agrès et 110 kilomètres de pistes pour les VTT : un vrai régal. La forêt est très bien balibouconnesée, avec une carte, impossible de se perdre. C’est propre, très bien entretenu et il y a de points d’eau dans les plus grands parkings (base de loisir ou entrée de Lévignac par exemple). On y trouve également un grande base de loisirs avec des jeux pour enfants, divers terrains de sports, un centre de loisirs, des salles de conférence et même une piscine ! De quoi occuper vos week-ends, même si personnellement je préfère aller à l’opposé pour m’éloigner de la civilisation !

On m’a également parlé de la forêt de Buzet, un peu plus loin au nord de Toulouse, je pense que je vais me laisser tenter !

Je vous invite à aller faire un tour sur le site internet de la base de loisirs : connaître les randonnées, les infos sur la base de loisirs, les horaires de chasses, l’emplacement des parkings, etc.

Ballades et sorties

Le Musée d’Orsay

J’ai eu l’occasion de faire un petit voyage à Paris la semaine dernière à l’occasion du salon du livre. Cela m’a confirmé que j’adorais passer quelques jours dans la capitale pour jouer au touriste mais que jamais, ô grand jamais, je n’y vivrais. Passez deux jours consécutifs dans le métro et la cohue de Livre Paris, vous comprendrez aisément pourquoi les Parisiens ont cette mauvaise réputation de râleur. Moi-même, j’ai fini par être renfrognée et hargneuse.

Le premier jour, j’ai choisi de visiter quelques musées, dont le fameux musée d’Orsay. Des amis me l’avaient conseillé, et je savais qu’il y avait une collection impressionniste bien sympa – et j’adore, non, J’ADORE l’impressionnisme.

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Le Musée d’Orsay se situe dans l’ancienne gare d’Orsay qui avait été construite pour l’exposition universelle de 1900. Autant dire que rien que le bâtiment en soi vaut le déplacement, notamment son toit et ses grandes horloges que vous pourrez voir de plus près une fois à l’intérieur. Au bord de la Seine, non loin du Louvre, de la place de la Concorde et face aux jardins des Tuileries, la visite de musée d’Orsay est parfaite pour un peu de tourisme culturel. Il a la taille idéal : assez grand pour vous perdre un peu, déambuler en en prenant plein les yeux, mais pas assez pour se lasser. J’ai opté pour une visite libre et il m’a fallu entre deux et trois heures pour faire le tour, en prenant mon temps. Comme dans chaque musée de la capitale, il vous faudra choisir : soit la foule du week-end, soit les publics scolaires en semaine – personnellement, c’est vraiment cette dernière catégorie qui m’exaspère le plus. Dans tous les cas, si vous y allez le matin, le musée est assez grand pour se retrouver complètement seul dans certaines salles.

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Le Musée d’Orsay possède vraiment beaucoup d’œuvres, très différentes. Chacun y trouvera quelque chose à son goût. De plus, il renferme quelques pièces de maîtres célèbres comme La nuit étoilée de Van Gogh ou encore L’Origine du monde de Courbet. Mais aussi quelques Monet (je vous parlerai de mon obsession pour Monet plus tard). Malheureusement, même si je n’ai rien à redire quant aux collections du musée qui sont extraordinaires, je dois avouer que j’ai été complètement paumée dans ce musée. Je n’ai pas trop compris comment fonctionnaient le positionnement des œuvres, la logique des salles. J’aime l’efficacité et la simplicité et ça me rendait complètement folle de devoir tourner en rond, faire demi-tour pour voir un peu près tout, au lieu d’un circuit plus linéaire. J’imagine que ce n’est pas simple d’aménager une gare et que, peut-être, cela rend les déplacements plus fluides les jours de grande foule… Mais je dois quand même avouer que j’ai trouvé cela usant. J’en reparlerai dans un autre billet, mais, pour faire une comparaison rapide, le plus petit musée de l’Orangerie m’a comblé sur ce plan-là. Chaque œuvre du même artiste étaient ensemble. Tandis que, du Monet, j’en ai trouvé à tellement d’endroits différents et opposés à Orsay… Bref, ce n’est qu’un sentiment bien personnel, à vous de vous faire votre propre opinion.

Dans tous les cas, Orsay reste un musée magnifique, et la richesse de sa collection, la beauté du bâtiment valent à coup sûr le déplacement.

  • Musée d’Orsay
  • Ouvert de 9h30 à 18h, nocturne le jeudi. Fermé le lundi.
  • Plein tarif : 12€. Tarif réduit : 9€. A noter l’existence de billets jumelés avec le musée de l’Orangie ou le musée Rodin.